vendredi 8 septembre 2017

Vladimir Poutine : en Corée du Nord, les Etats-Unis risquent une guerre nucléaire mondiale



Conférence de presse de Vladimir Poutine après le Sommet des BRICS, 5 septembre 2017




Transcription : 
 
[...] Journaliste : Pour en revenir à la Corée du Nord, quelle est votre position? Il semble que ni les pourparlers (la procédure diplomatique), ni les menaces, ni les sanctions ne fonctionnent. Comment la situation de la RPDC peut-elle être résolue ?

Vladimir Poutine : C'est la question la plus simple qui m’a été posée aujourd'hui.

J'ai discuté de cela avec mes collègues en privé, mais je ne pense pas qu'il soit nécessaire de cacher quoi que ce soit à ce sujet. Je vais répéter ce que j'ai dit dans les conversations privées et officielles et, en fait, ce dont tout le monde devrait être conscient et que toute personne ayant un minimum de bon sens devrait comprendre.

Tout le monde se souvient bien de ce qui est arrivé en Irak et à Saddam Hussein. Hussein a abandonné la production d'armes de destruction massive. Néanmoins, sous prétexte de chercher ces armes, Saddam Hussein lui-même et sa famille ont été tués lors de l'opération militaire bien connue.

Même ses enfants sont morts à l'époque. Son petit-fils, je crois, a été abattu. Le pays a été détruit, et Saddam Hussein a été pendu. Ecoutez, tout le monde en est conscient et tout le monde s'en souvient. Les Nord-Coréens en sont également conscients et s’en souviennent. Pensez-vous que, suite à l'adoption de certaines sanctions, la Corée du Nord abandonnera son processus de création d'armes de destruction massive?

La Russie condamne ces exercices de la part de la Corée du Nord. Nous croyons qu'ils sont provocateurs par nature. Cependant, nous ne pouvons pas oublier ce que je viens de dire sur l'Irak, et ce qui s'est passé plus tard en Libye. Certes, les Nord-Coréens ne l'oublieront pas.

Les sanctions de toute sorte sont inutiles et inefficaces dans ce cas. Comme je l'ai dit à un de mes collègues hier, ils peuvent bien être réduits à manger de l'herbe, mais ils n'abandonneront ce programme que s'ils se sentent en sécurité.

Qu'est-ce qui peut assurer la sécurité ? La restauration du droit international. Nous devons avancer vers le dialogue entre toutes les parties concernées. Il est important pour tous les participants à ce processus, y compris en Corée du Nord, de n’avoir aucune crainte d'être détruit. Au contraire, toutes les parties au conflit devraient coopérer.

Dans cet environnement, dans cette situation, la surenchère de l'hystérie militaire est absolument inutile. C'est une impasse. En outre, la Corée du Nord possède non seulement des missiles et des armes nucléaires à moyenne portée, mais nous savons qu'ils possèdent de l'artillerie de longue portée et des lance-roquettes multiples pouvant atteindre 60 kilomètres. Il est inutile d'utiliser des systèmes de défense antimissile contre ces armes. Il n'y a pas d'armes dans le monde qui peuvent contrecarrer l'artillerie à longue portée ou les lance-roquettes multiples. Et ils peuvent être situés de telle manière qu'ils sont pratiquement impossibles à trouver.

Dans ce contexte, l'hystérie militaire ne fera pas de bien, mais peut conduire à une catastrophe mondiale, à l'échelle de la planète et à des pertes humaines colossales.

La diplomatie est le seul moyen de résoudre le problème nucléaire nord-coréen. [...]

Vladimir Poutine : l'Administration US ne distingue pas l'Autriche de l'Australie

Conférence de presse de Vladimir Poutine après le Sommet des BRICS, 5 septembre 2017



Transcription : 

[...] Journaliste : L'un des principaux événements ces jours-ci est la décision des États-Unis de fermer plusieurs installations diplomatiques russes, ce qui équivaut en substance à un autre cas de saisie de propriété diplomatique.


Le ministère russe des Affaires étrangères a utilisé les mots « saisie » et « fouilles ». Vous n'avez rien dit à ce sujet jusqu'à maintenant. Pourriez-vous commenter ces faits ? La Russie répondra-t-elle à tout cela ? Si oui, quelle serait la réponse ?

Vladimir Poutine : Le fait est que nous sommes d'accord avec nos partenaires pour dire que la Russie et les États-Unis devraient être paritaires en termes de personnel ou de diplomates dans leurs missions respectives. Je crois qu'il y avait 1 300 diplomates américains travaillant en Russie et 455 diplomates russes aux États-Unis. Nous avons rééquilibré ce nombre.

Je voudrais que vous preniez note du fait que ce chiffre, 455 diplomates russes travaillant aux États-Unis, comprend également (à titre provisoire) les 155 Russes travaillant aux Nations Unies. À proprement parler, ce ne sont pas des diplomates accrédités au Département d'État des États-Unis mais des diplomates travaillant dans une organisation internationale.

Lorsque les États-Unis ont souhaité que l'ONU soit basée à New York, ils se sont engagés à assurer son fonctionnement. Aussi, strictement parlant, le nombre de diplomates américains à Moscou ne devrait pas être 455 mais 155 en moins, si l'on parle de parité.

Nous nous réservons donc le droit de prendre une nouvelle décision sur le nombre de diplomates américains à Moscou. Nous ne le ferons pas immédiatement, mais nous verrons comment les choses évoluent.

Les Américains avaient le droit de réduire le nombre de nos bureaux diplomatiques. Mais qu'ils aint fait cela d'une manière absolument incivile est tout à fait autre chose. Cela ne reflète pas bien sur nos partenaires américains.

Il est difficile de parler à des gens qui confondent l'Autriche et l'Australie. Mais il n'y a rien que nous puissions faire à ce sujet ; c'est malheureusement le niveau de culture politique dans une partie de l’administration américaine.

En ce qui concerne le peuple américain, l'Amérique est vraiment une grande nation si les Américains peuvent supporter tant de personnes politiquement inciviles.

Journaliste : Vladimir Vladimirovitch, vous avez déjà dit que vous avez abordé la question de la Corée du Nord lorsque vous avez parlé au Premier ministre du Japon et au Président de la Corée du Sud...

Vladimir Poutine : Excusez-moi, mais, en ce qui concerne les bâtiments et les structures saisies, c'est sans précédent. En tant que diplômé du département de droit de l'Université de Saint-Pétersbourg, je peux vous dire, de même que tout autre avocat, que les droits de propriété se composent de trois éléments : le droit de posséder, d'utiliser et de disposer de ces biens.

Les États-Unis ont dépouillé la Russie du droit d'utiliser notre propriété, ce qui constitue une violation flagrante des droits de propriété de la Russie. Donc, pour commencer, je demanderai à notre ministère des Affaires étrangères de déposer une plainte. Nous verrons si  le système judiciaire américain tant vanté est vraiment efficace. [...]
 

mercredi 6 septembre 2017

Putin: with North Korea, the USA are heading for nuclear world war

Vladimir Putin’s news conference following BRICS Summit

Xiamen, China

Source: http://en.kremlin.ru/events/president/news/55535

Subtitles: http://sayed7asan.blogspot.fr


Transcript:

Question: Returning to the DPRK, what is your position? It looks like neither talks (the diplomatic process), nor threats, nor sanctions work. How can the DPRK situation be resolved?

Vladimir Putin: This is the simplest question today.

I discussed this with my colleagues in private, but I do not think there is any need to conceal anything here. I will repeat what I said in private and official conversations, and, in fact, what everyone should be aware of and anyone with common sense should understand.

Everyone remembers well what happened to Iraq and Saddam Hussein. Hussein abandoned the production of weapons of mass destruction. Nonetheless, under the pretext of searching for these weapons, Saddam Hussein himself and his family were killed during the well-known military operation.

Even children died back then. His grandson, I believe, was shot to death. The country was destroyed, and Saddam Hussein was hanged. Listen, everyone is aware of it and everyone remembers it. North Koreans are also aware of it and remember it. Do you think that following the adoption of some sanctions, North Korea will abandon its course on creating weapons of mass destruction?

Russia condemns these exercises on the part of North Korea. We believe they are provocative in nature. However, we cannot forget about what I just said about Iraq, and what happened later in Libya. Certainly, the North Koreans will not forget it.

Sanctions of any kind are useless and ineffective in this case. As I said to one of my colleagues yesterday, they will eat grass, but they will not abandon this programme unless they feel safe.

What can ensure security? The restoration of international law. We need to advance towards dialogue between all parties concerned. It is important for all participants in this process, including North Korea, not to have any thoughts about the threat of being destroyed; on the contrary, all sides to the conflict should cooperate.

In this environment, in this situation, whipping up military hysteria is absolutely pointless; it is a dead end. Besides, North Korea has not only medium-range missiles and nuclear weapons, we know they have that, but they also have long-range artillery and multiple rocket launchers with a range of up to 60 kilometres.

It is pointless to use missile defence systems against these weapons. There are no weapons in the world that can counteract long-range artillery or multiple rocket launchers. And they can be located in such a way that they are virtually impossible to find.

In this context, military hysteria will do no good, but may lead to a global, planet-wide disaster and enormous casualties.

Diplomacy is the only way to solve the North Korean nuclear problem.

samedi 2 septembre 2017

Hassan Nasrallah: with North Korea, Trump heads for nuclear world war

Speech by Hezbollah Secretary-General Sayed Hassan Nasrallah on 31 August 2017, on the occasion of the commemoration of Lebanon's “Second Liberation” against terrorist groups

Translation: http://sayed7asan.blogspot.fr


Transcript:

[...] We need to know, O my (dear) brothers and sisters, that the opposing (US-Israeli) project in the region is crumbling and falling apart, and that US and Israeli dreams that were built on Daesh and its sisters and fellow takfiri and terrorist groups, these dreams and hopes collapse, and that the Axis of Resistance is the one who inflicted a defeat on this project, with the help of Russia, to be quite frank and honest. 

And as with any victory, there is a price (to pay). If you lose, the price (to pay) is clear. But even when you win, there is a price to pay (but way less than when you lose). It is natural that the victorious Lebanon will be subjected to pressures. And the same for the Resistance, which certainly is subject and will be subject to (even more) pressures.

Today, a huge (propaganda) machine works (day and night) to present Hezbollah as a threat, a destructive group, a problem (you), the Lebanese, the Lebanese people must try to resolve. Tomorrow, they will create you a (new artificial) problem now that we are done with Daesh and Al Nosra. Someone cynical might say: so that your turn does not come, you should let Daesh and Al-Nosra (stay in Lebanon); why are you in a hurry (to finish them off and become thus again the main target of USA)? If one wants to think cynically. But if we think about the national interest, people's safety, our loved ones', their happiness and their tranquility, we think differently.

So the Americans will return once again and say for the benefit of Israel: "O government, State, parties and people of Lebanon, you have a (major) problem called Hezbollah. How are you going to solve it? Hezbollah's power increases (by the day), the accumulation (of weapons)... " It is you who are talking about the increase of our power. "His power grows, he can do well and prepare, etc. This is a (big) problem. We must solve it." But they want to resolve it in the interest of whom? In the interest of Israel. Certainly not in the interest of Lebanon.

Hezbollah does not represent a danger, neither for Lebanon nor the Lebanese people, nor the Lebanese State. Certainly, Hezbollah is a danger to the Israeli occupation, Israel's appetites, and American hegemony and the takfiri project. So we will be under pressure. And we will be presented as the danger, when in truth it is indeed the United States that constitute the danger today. It is this administration, the Trump administration that is the danger. 

Who is it who is currently bringing the world to the brink of a global nuclear war with North Korea? Today (the fate) of the world is suspended between two people, regardless of what one thinks of the one and the other: Trump and Kim-Jong-Un. The fate of the world lies in the hands of these people. God knows what they will do. How will they act, where will they lead the world, God only knows. This is the real danger.

Today, the Trump administration led the relations with Russia at the worst level, and relations with China at the worst level, they are on the brink of war with China, as a result of tensions in the South China Sea. The continuous threats of war against Venezuela, the relaunch of the war in Afghanistan, threats to cancel the nuclear agreement with Iran, rekindling the inter-Arab disagreements... Are there people (gullible enough) to believe that the crisis between the Gulf States, Saudi Arabia, the UAE (and Bahrain also) on one hand, and Qatar on the other hand, the United States are not able to resolve it? By God, they can resolve it in an hour, half an hour, a wink from Trump or his entourage, and the crisis would be resolved. No ! The United States wants these struggles, these wars, etc. 

They are the ones who represent the danger. This administration, this mentality that wants to reinstate the hegemony and monopolize the oil, money and gas, and to protect Israel, (who is now) worried and scared. It is they who are a danger, not Hezbollah. 

Today, the continuation of the war against Yemen, and the intensification of the assault, especially in recent weeks, the horrible massacres committed by the Saudi air force against unarmed Yemeni civilians, and we can only condemn it. This war is an American war par excellence. If the United States wanted this war to stop, it would stop in half an hour. This is not an issue for them. 

Those who represent a threat to the region today are the United States. Even Pakistan, a US historic ally, this administration has lobbied hard on them, insulted their army, insulted their people and insulted their State, and that's why they demonstrated by the millions in the last few days to protest against US policy, American bullying and insults against Pakistan and the Pakistan Army. 

Who is giving free rein to Israel in the region, if not the US? And more dangerous, we may be faced with the formulation of a new American policy to impose a new model after the end of Daesh, a new model of terrorism, under new titles, new names and new slogans. 

We must face these pressures, whatever they are and wherever they come from. How to cope as Lebanese? It is through steadfastness, convergence and unity that we will overcome this stage. [...]

Hassan Nasrallah : en Corée du Nord, Trump va vers une guerre nucléaire mondiale

Discours du Secrétaire Général du Hezbollah, Sayed Hassan Nasrallah, le 31 août 2017, à l'occasion de la commémoration de la « Seconde libération » du Liban face aux groupes terroristes



Transcription :
[...] Nous devons bien savoir, ô mes (chers) frères et sœurs, que le projet adverse (américano-israélien) dans la région s'écroule et tombe en pièces, et que les rêves américains et israéliens qui ont été bâtis sur Daech et sur ses sœurs et semblables parmi les groupes takfiris et terroristes, ces rêves et ces espoirs s'effondrent,et que c'est l'Axe de la Résistance qui a infligé une défaite à ce projet, avec l'aide de la Russie, pour être tout à fait franc et honnête. 

Et comme pour toute victoire, il y a un prix (à payer). Si vous perdez, le prix (à payer) est clair. Mais même quand vous gagnez, il y a un prix à payer (mais bien moindre que celui de la défaite). Il est naturel que le Liban victorieux soit soumis à des pressions. Et de même pour la Résistance, qui assurément est soumise et sera soumise (davantage encore) à des pressions. 

Aujourd'hui, une machine (de propagande) énorme œuvre (jour et nuit) à présenter le Hezbollah comme un danger, un groupe destructeur, un problème que (vous), les Libanais, le peuple libanais, devez vous efforcer de résoudre. Demain, ils vont vous créer un (nouveau) problème (de toutes pièces) maintenant qu'on en a fini avec Daech et Al-Nosra. 

Quelqu'un de cynique pourrait nous dire : pour que votre tour ne vienne pas, laissez (subsister) Daech et Al-Nosra (au Liban), pourquoi êtes-vous pressés (d'en finir avec eux et de redevenir la cible principale des USA) ? Voilà si on veut réfléchir de manière cynique. Mais si on pense à l'intérêt national, à la sécurité des gens, de nos proches, à leur bonheur et à leur tranquillité, on réfléchit différemment. 

Les Américains vont donc revenir à la charge et dire, au service d'Israël : « O gouvernement, Etat, partis et peuple libanais, vous avez un problème (majeur) qui s'appelle le Hezbollah. Comment comptez-vous le résoudre ? Le Hezbollah, sa puissance qui augmente (de jour en jour), l'accumulation (d'armes)... » C'est vous qui parlez de l'augmentation de notre puissance. « Sa puissance qui grandit, ce qu'il peut bien faire et préparer, etc. Cela constitue un (gros) problème. Nous devons le résoudre. » Mais ils veulent le résoudre dans l'intérêt de qui ? Dans l'intérêt d'Israël. Certes pas dans l'intérêt du Liban.

Le Hezbollah ne représente pas un danger, ni pour le Liban, ni pour le peuple libanais, ni pour l'Etat libanais. Certes, le Hezbollah représente un danger pour l'occupation israélienne, les appétits d'Israël, et l'hégémonie américaine, ainsi que le projet takfiri. Nous serons donc soumis à des pressions. Et on nous présentera comme le danger, alors qu'en vérité ce sont bien les Etats-Unis qui constituent aujourd'hui le danger. C'est cette administration, l'administration Trump qui constitue le danger. 

Qui est-ce qui met actuellement le monde au bord du gouffre d'une guerre nucléaire mondiale avec la Corée du Nord ? Aujourd'hui, (le sort) du monde est suspendu entre deux personnes, indépendamment de ce qu'on pense de l'un et de l'autre : Trump et Kim-Jong-Un. Le sort du monde est entre les mains de ces deux gens-là. Dieu seul sait ce qu'ils vont faire. Comment ils vont agir, où est-ce qu'ils vont mener la planète, Dieu seul le sait. Tel est le véritable danger.

Aujourd'hui, l'administration Trump a amené les relations avec la Russie au pire niveau, et les relations avec la Chine au pire niveau, au bord de la guerre avec la Chine, en conséquence des tensions en mer de Chine méridionale. Les menaces de guerre continues contre le Venezuela, le renouveau de la guerre en Afghanistan, les menaces d'annulation de l'accord nucléaire avec l'Iran, l'attisement des discordes inter-arabes... Y a-t-il quelqu'un (d'assez crédule) pour croire que cette crise entre les pays du Golfe, entre l'Arabie Saoudite, les Emirats (et le Bahreïn aussi) d'une part, et le Qatar d'autre part, les Etats-Unis ne sont pas capables de la régler ? Par Dieu, ils peuvent la régler en une heure, une demie-heure, un clin d'oeil de la part de Trump ou de ses proches, et cette crise serait réglée. Non ! Les Etats-Unis veulent ces luttes, ces guerres, etc. Ce sont eux le danger. 

Cette administration, cette mentalité qui veut réinstaurer l'hégémonie et s'accaparer le pétrole, l'argent et le gaz, et protéger Israël, (qui est aujourd'hui) inquiet et apeuré. Ce sont eux qui représentent un danger, pas le Hezbollah. Aujourd'hui, la continuation de la guerre contre le Yémen, et l'intensification de cette agression, surtout durant ces dernières semaines, les massacres horribles perpétrés par l'aviation saoudienne contre des civils yéménites désarmés, et qu'on ne peut que condamner. Cette guerre est une guerre américaine par excellence. Si les Etats-Unis voulaient que cette guerre cesse, elle cesserait en une demi-heure. Cela ne (leur) pose aucun problème.

Ceux qui représentent une menace pour la région aujourd'hui, ce sont les Etats-Unis. Même le Pakistan, l'allié historique des Etats-Unis, cette administration a exercé de fortes pressions sur eux, a insulté leur armée, a insulté leur peuple et a insulté leur Etat, et c'est pourquoi ils sont sortis par millions il y a quelques jours pour manifester contre la politique américaine, l'intimidation américaine et les insultes américaines au Pakistan et à l'armée du Pakistan. 

Qui donne le champ libre à Israël dans la région, si ce n'est les Etats-Unis ? Et plus dangereux encore, nous sommes peut-être face à la formulation d'une nouvelle politique américaine visant à imposer un nouveau modèle après la fin de Daech, un modèle nouveau de terrorisme, sous de nouveaux titres, de nouvelles dénominations et de nouveaux slogans. 

Nous devons faire face à ces pressions, quelles qu'elles soient et d'où qu'elles viennent. Comment y faire face en tant que Libanais ? C'est par la persévérance, la convergence et l'unité que nous parviendrons à surmonter cette étape. [...]

mercredi 30 août 2017

Hassan Nasrallah: Israel is in despair after the defeats of Daech

Speech by Hezbollah Secretary General Sayed Hassan Nasrallah on 28 August 2017, following the complete surrender of the terrorists of Daech and Al-Nosra in Lebanon

Translation: http://sayed7asan.blogspot.fr


Transcript: 

[...] We are truly facing a great victory (against Daesh in Lebanon). From there, consider that on May 25, 2000, we expelled the Zionist Occupying (Lebanon) and today we all (the Syrian and Lebanese armies and Islamic Resistance) have expelled the occupying terrorist takfiri. This is one of the fundamental similarities.

On the border, vast and sensitive areas (mountains, hills, strategic positions) were in the hands of the Zionists, and here also, vast expanses, mountains, heights, hills, strategic positions were in the hands of the takfiris. At the border, accross the international border, the Israelis were a permanent threat and that is always the case, and takfiris were a threat at every moment against all of Lebanon, especially against all the Bekaa, not only against Baalbeck-Hermel and border villages. 

Lately, everyone knows that they planned there, in the Jurd of Ersal, Daech was preparing suicide operations and attacks in Zahle and in the surrounding villages, but the intelligence services of the Lebanese army discovered them before the operations were conducted. 

Today we face this reality. And maybe it would come to the mind of some to say "ô Sayed [Nasrallah], as regards Israel, it is something very different (from what happens today)." But no, it is a continuation. Day after day, it is shown that these Daech and takfiri groups have been created by American power and fought to realize the Israeli project. They fought (in the interest of the) Israeli project. And what these takfiri terrorist groups have offered Israel, Israel could never get it for decades.

And more dangerously... I do not want to classify these two dangers, because I believe that these terrorist groups are fighting within the American-Israeli project, whether they know it or not. Their leaders know for sure. The fools are the fighters who got fooled by false and superficial slogans. Israel is an occupation and hegemony project. Israel is an occupying project. The United States are a project of hegemony. Daech and other takfiri groups are an extermination project. The extermination of all that is different (from them): Muslim, Christian, Sabean, Yazdi, everything. That is an extermination project. The extermatnion of man, of History, of civilization, of society, of all things. And then when our region is destroyed, its armies, its plans, its states, its institutions, its social structure, it will be offered (on a silver platter), primed, cooked to perfection, roasted and stuffed to America and Israel, so that they seize it and impose their conditions on everyone.

And that's why today, who is shedding tears over the fate of Daesh in Syria, in Qalamoun and in Iraq? Netanyahu and Israeli officials! It is they who mourn (bitterly) and yell sorrowful lamentations! Currently, their problem with the Trump administration is that it committed itself to the eradication of Daesh as a priority, the same administration that recognizes that this is the Obama (and Clinton) administration who created Daesh. This is why no one should come and say that there is a big difference between the Liberation of South(-Lebanon in 2000 against Israel) and this battle (against Daesh) and that the liberation of South ranks first (in importance), and that (the Liberation of our borders) is in 10th place (for example) in any way! (Liberation of southern Lebanon against Israel) is first, (the Liberation of our borders against Daech) comes right away in second place! For it is a continuation of the battle against Israel.

Read Israeli (statements and press). (Unfortunately), the Lebanese and the Arabs do not read much. Read what they say, what they write, especially these days, with the ongoing eradication of Daesh in Iraq, Syria and Lebanon, so that you realize clearly that Daesh is a true Israeli project.

We are indeed facing the Second Liberation (of Lebanon). The date of the First Liberation is May 25, 2000. The date of the Second Liberation, for history, is today (28 August 2017). I do not mean the day (to be selected for an annual commemoration of this event). Today we wrote... Last time, today's date, August 28, 2017, was empty (of any commemoration) in the calendar. But not for 2018. By the will of God, this day and this month are written by the Lebanese Army, the Syrian army and fighters of the Islamic Resistance in Lebanon. This was written today (in the annals of History): August 28, 2017 is the Day of the Second Liberation, which will be recorded as a glorious day in the history of Lebanon and the history of the region.

Now whether the Lebanese government (led by the pro-Saudi Saad Hariri and his March 14 coalition, facing the movement of March 8, with Hezbollah and its allies) recognizes it or not, that's their problem, just like what happened on May 25, 2000. The situation was somewhat different at the time, that date was declared a national holiday, then was removed from the calendar at the time of a previous Prime Minister. But then, thanks God, a head of government redid the occasion of May 25 a day of remembrance. 

We now have an opportunity to commemorate: August 28, 2017. I speak only of the historical event that took place on August 28, I do not write the history (and national holidays) myself. But today there is no longer any daechiste, takfiri, (member of) Al-Nusra Front or (any other terrorist) on the least grain of sand, any mountain or any Lebanese hill. It was on that date (this event occurred). After that, if the government wants to keep that date, or choose August 27, August 25, August 31 or September 3 (for the commemoration), I have no problem. I do not precede anyone, I speak only of the historical event.

On this basis, I wish to conclude with this call (to celebrate this event this Thursday 31th, the day of Arafat, on the eve of Eid-al-Adha): you remember that on May 25, 2000, it is all Lebanon who won, and Lebanon was happy with the victory (against Israel), with the exception of those who had placed their hopes in the Israeli occupation, and there were (a number) in the country, and those who had placed their hopes in the army of Antoine Lahd. So on that day, there was a majority (of Lebanese) happy, and (a minority) of people whose faces were darkened (with bitterness) because their plans had collapsed.

Today... But (in 2000), the happiest people, despite the fact that it was a national day, celebration and victory, were southerners, residents of southern Lebanon and Jabal Amel who were the happiest of all with this victory and this Liberation. The reason is simple: it is because the occupation took place on their mountains, their hills, their cities, it is their sons and daughters who were imprisoned, their peasants and farmer were fired at, and a daily threat was hanging over them. We remember the bombing against Sidon and Nabatiye and children and schoolchildren's heads torn in the streets. It is quite normal that the people of the South, who are those who have suffered most and have the most sacrificed,were (more) happy on May 25, 2000.

Today, all of Lebanon won, and logically, the vast majority (of the population) is pleased, with the exception of those who have placed their hopes on the Al-Nusra Front, on Daesh and the regional states and world powers that stand behind them. It is understandable that they are angry, saddened and dismayed, and they offer their condolences, it is normal. And a few days ago, 2 or 3 weeks, they have insulted, reviled and slandered us, but let them act as they please. We understand their sadness and pain.

But with certainty, the vast majority of Lebanese are happy because without these (victorious) confrontations for several years to date, Daesh, the Al-Nusra Front and their like could have seized the Bekaa, the North and reached other places in Lebanon and we would have experienced a disaster. See what happened in the country and the societies around us (Syria, Iraq, Libya). 

But it is also natural that the happiest people in the Second Liberation are our noble people of the Bekaa. They are the ones whose mountains, Jurds and fields, were attacked with car bombs and suicide bombers, against Hermel, Bekaa and Ras Baalbek, and the whole area was threatened upto all Zahle and the Bekaa, and now that this nightmare disappeared from their mountains, their hills, their Jurds, their homes and their lands, they sure are going to be the happiest of all. For they have suffered more than all, and in this battle, it is among them that there was the most sacrificed (martyrs).

It is true that our brothers, our families and the officers and soldiers of the Lebanese Army came from all regions of Lebanon and fought on this front, but there is no doubt that today in the Bekaa, there are no villages, especially in Baalbek-Hermel, in which are not found one, two or three martyrs, and one, two or three wounded. The Bekaa residents have also shaped this victory by the blood of their loved ones and their children, the apple of their eyes, the best elements among their young men. Not to mention the wounded who are still in the homes and in hospitals. Therefore it is normal that they are happy, congratulate themselves and take pride in this victory which is a national victory in general,but especially a victory for the Bekaa. [...]

Hassan Nasrallah : Israël est au désespoir face aux défaites de Daech

Discours du Secrétaire Général du Hezbollah, Sayed Hassan Nasrallah,  le 28 août 2017, suite à la capitulation complète des terroristes de Daech et d'Al-Nosra au Liban



Transcription :  

[...] Nous sommes donc véritablement face à une très grande victoire (face à Daech au Liban). Partant de là, il faut considérer que le 25 mai 2000, nous avons expulsé l'Occupant sioniste (du Liban), et qu'aujourd'hui, nous tous (les armées syrienne et libanaise et la Résistance islamique) avons expulsé l'occupant terroriste takfiri. C'est là une des similitudes fondamentales. 

Sur la frontière, des territoires vastes et sensibles (des montagnes, des hauteurs, des positions stratégiques) étaient aux mains des sionistes, et ici également, de vastes étendues, des montagnes, des hauteurs, des collines, des positions stratégiques étaient aux mains des takfiris. A la frontière, de l'autre côté de la frontière internationale, les Israéliens représentaient une menace en permanence et c'est toujours le cas, et les takfiris représentaient une menace à chaque instant contre tout le Liban, et en particulier contre toute la Bekaa, pas seulement contre Baalbeck-Hermel et les villages frontaliers.

Dernièrement, tout le monde sait qu'ils planifiaient là-bas, dans le Jurd de Ersal, Daech préparait des opérations suicide et des attentats à Zahlé et dans les villages alentours, mais les services de renseignement de l'armée libanaise les ont découverts avant que les opérations ne soient menées. 


Aujourd'hui, nous sommes face à cette réalité. Et peut-être qu'il viendrait à l'esprit de certains de dire « ô Sayed [Nasrallah], en ce qui concerne Israël, c'est une chose très différente (de ce qui se passe aujourd'hui). » Mais non, c'est une continuation. Jour après jour, il est démontré que Daech et tous ces groupes takfiris ont été créés par le pouvoir américain et ont combattu pour réaliser le projet israélien. Ils ont combattu (dans les intérêts) du projet israélien. Et ce que ces groupes terroristes takfiris ont offert à Israël, Israël n'avait jamais pu l'obtenir durant des décennies. 

Et plus dangereux encore... Je ne veux pas classer ces deux dangers, car je considère que ces groupes terroristes combattent au sein même du projet américano-israélien, qu'ils le sachent ou non. Leurs dirigeants le savent avec certitude. Les dupes sont les combattants qui se sont laissés berner par les slogans mensongers et superficiels. Israël est un projet d'occupation et d'hégémonie. Israël est un projet d'occupation. Les Etats-Unis sont un projet d'hégémonie. Daech et les autres groupes takfiris sont un projet d'extermination. D'extermination de tout ce qui est différent (d'eux) : musulman, chrétien, Sabéen, Yazdi, absolument tout. C'est un projet d'extermination. L'extermination de l'homme, de l'Histoire, de la civilisation, de la société, de toute chose. Et ensuite, lorsque notre région aura été détruite, ses armées, ses régimes, ses Etats, ses institutions, sa structure sociale,elle sera offerte (sur un plateau d'argent), apprêtée, cuite à point, rôtie et farcie à l'Amérique et à Israël, pour qu'elles s'en emparent et imposent leurs conditions à tout le monde. 

Et c'est pourquoi, aujourd'hui, qui donc verse des larmes sur le sort de Daech en Syrie,dans le Qalamoune, en Irak ? Netanyahu et les responsables israéliens ! Ce sont eux qui pleurent (à chaudes larmes) et qui poussent des lamentations (éplorées) ! Actuellement, leur problème avec l'administration de Trump est qu'elle s'est engagée à faire de l'éradication de Daech sa priorité, cette administration même qui reconnait que c'est l'administration d'Obama (et Clinton) qui a créé Daech. 

C'est pour cela que personne ne doit venir nous dire qu'il y a une grande différence entre la libération du Sud(-Liban en 2000 face à Israël) et cette bataille (contre Daech), et que la libération du Sud vient en première place (d'importance), et que celle (de nos frontières) est au 10e rang (par exemple), en aucune façon ! (La libération du Sud-Liban face à Israël vient) en premier, (la libération de nos frontières face à Daech) est tout de suite en deuxième position ! Car c'est une continuation de la bataille contre Israël.

Lisez (les déclarations et la presse) israéliennes. Les Libanais et les Arabes ne lisent (malheureusement) pas beaucoup. Lisez ce qu'ils disent, ce qu'ils écrivent, surtout ces jours-ci, avec l'éradication de Daech en Irak, en Syrie et au Liban, afin de bien vous rendre compte que Daech est un véritable projet israélien. 

Nous sommes donc bel et bien face à la Seconde Libération (du Liban). La date de la Première Libération est le 25 mai 2000. La date de la Seconde Libération, pour l'Histoire, est aujourd'hui (28 août 2017). Je ne parle pas du jour (qui sera sélectionné pour une commémoration annuelle de cet événement). Aujourd'hui, nous devons écrire... La dernière fois, dans le calendrier, la date d'aujourd'hui, le 28 août 2017, était vide (de toute commémoration). Mais pas pour 2018. Par la volonté de Dieu, ce jour et ce mois (a été gravé dans l'Histoire) par l'Armée libanaise, l'Armée syrienne et les combattants de la Résistance islamique au Liban. Cela a été écrit aujourd'hui (dans les annales de l'Histoire) : le 28 août 2017 est le Jour de la Seconde Libération, qui sera enregistré comme un jour glorieux dans l'Histoire du Liban et l'Histoire de la région.

Maintenant, que le gouvernement libanais (dirigé par le pro-saoudien Saad Hariri et sa coalition du 14 mars, face au mouvement du 8 mars du Hezbollah et de ses alliés) la reconnaisse ou pas, c'est son problème,tout comme ce qui s'est passé le 25 mai 2000. La situation était quelque peu différente à l'époque : cette date avait été décrétée jour de fête nationale, puis a été supprimée du calendrier à l'époque d'un des Premiers ministres précédents. Mais ensuite, Dieu merci, un chef de gouvernement suivant a refait de l'occasion du 25 mai un jour de commémoration à respecter.

Nous avons maintenant une occasion à commémorer : le 28 août 2017. Je ne parle que de l'événement historique qui a eu lieu le 28 août, je n'écris pas l'histoire de moi-même. Mais aujourd'hui, il n'y a plus aucun daechiste, takfiri, (membre du) Front al-Nosra ou (tout autre terroriste) sur le moins grain de sable, la moindre montagne ou la moindre colline du Liban. C'est à cette date (que cet événement s'est produit). Après, si le gouvernement souhaite garder cette date, ou choisir le 27 août, le 25 août, le 31 août, ou le 3 septembre (pour la commémoration), je n'ai aucun problème. Je ne précède personne, je ne parle que de (la date de) l'événement historique. 

Sur cette base, je souhaite conclure par cet appel (à célébrer cette occasion à Baalbeck le 31 août, le jour de Arafat et la veille de l'Aïd-al-Adha) : vous vous rappelez que le 25 mai 2000, c'est tout le Liban qui a gagné, et le Liban était heureux de cette victoire, à l'exception de ceux qui avaient placé leurs espoirs dans l'occupation israélienne, et il y en avait (un certain nombre) dans le pays, et de ceux qui avaient placé leurs espoirs dans l'armée d'Antoine Lahd. Et c'est pourquoi ce jour-là, il y avait une majorité (de Libanais) heureux, et (une minorité) de gens dont les visages étaient assombris (par l'amertume) car leurs projets s'étaient effondrés.

Aujourd'hui.... Mais (en 2000), les gens les plus heureux, malgré le fait qu'il s'agissait d'une journée, d'une fête et d'une victoire nationales, ce sont les habitants du Sud, les habitants du Sud du Liban et de Jabal Amel qui étaient les plus heureux de tous face à cette victoire et à cette Libération. La raison en est simple : c'est parce que l'occupation avait eu lieu sur leurs montagnes, leurs collines, leurs villes, que ce sont leurs fils et leurs filles qui étaient emprisonnés, on tirait sur leurs paysans et leurs agriculteurs, et une menace quotidienne pesait sur eux. On se souvient des bombardements contre Saïda et Nabatiye et des têtes arrachées des enfants et des écoliers dans les rues. Il est tout à fait normal que les habitants du Sud, qui sont ceux qui ont le plus souffert et se sont le plus sacrifiés, aient été (les plus) heureux le 25 mai 2000.

Aujourd'hui, tout le Liban a gagné, et en toute logique, la grande majorité (de la population) est heureuse, à l'exception de ceux qui ont placé leurs espoirs sur le Front al-Nosra, sur Daech et sur les états régionaux et les puissances mondiales qui se tiennent derrière eux. Il est compréhensible qu'ils soient fâchés, attristés et consternés, et qu'ils présentent leurs condoléances, c'est normal. Et il y a quelques jours, 2 ou 3 semaines, ils (nous) ont insultés, injuriés, calomniés, mais qu'ils agissent à leur guise. Nous comprenons leur tristesse et leur douleur.

Mais en toute certitude, la grande majorité des Libanais sont heureux, car sans ces confrontations (victorieuses) depuis plusieurs années jusqu'à ce jour, Daech, le Front al-Nosra et leurs semblables auraient pu s'emparer de la Bekaa, du Nord et parvenir à d'autres endroits du Liban et on aurait vécu une catastrophe. Voyez donc ce qui s'est passé dans les pays et les sociétés autour de nous (Syrie, Irak, Libye). Mais il est également naturel que les gens les plus heureux de cette Seconde Libération soient notre noble peuple de la Bekaa. Car ce sont eux dont les montagnes étaient occupées, ainsi que les Jurds et les champs, à qui on envoyait des voitures piégées et des kamikazes, contre Hermel, la Bekaa, et Ras Baalbeck, et toute la région était menacée jusqu'à Zahlé et toute la Bekaa, et aujourd'hui que ce cauchemar se dissipe de leurs montagnes, de leurs collines, de leurs Jurds, de leurs maisons et de leurs terres, il est certain qu'ils vont être les plus heureux de tous.

Car ils ont souffert plus que tous, et dans cette bataille, c'est parmi eux qu'il y a eu le plus de sacrifiés (martyrs). Il est vrai que nos frères, nos familles et les officiers et soldats de l'Armée libanaise venaient toutes les régions du Liban et ont combattu sur ce front, mais il ne fait aucun doute qu'aujourd'hui, dans la Bekaa, il n'y a aucun village, surtout à Baalbeck-Hermel, où ne se trouvent pas un, deux ou trois martyrs, et un, deux ou trois blessés. Les habitants de la Bekaa ont également façonné cette victoire par le sang de leurs bien-aimés et de leurs enfants, la prunelle de leurs yeux, les meilleurs éléments d'entre leurs jeunes gens. Sans parler des blessés qui sont toujours dans les maisons et dans les hôpitaux. C'est pourquoi il est normal qu'ils se réjouissent, se félicitent et s'enorgueillissent de cette victoire qui est une victoire nationale de manière générale, mais aussi tout particulièrement une victoire pour la Bekaa. [...]