vendredi 13 octobre 2017

Et les droits des hommes ? Corruption endémique dans l’industrie du divorce

Par Mary Serumaga



Soutenez la justice en répondant à l’Appel au secours de Norman Finkelstein et en signant sa pétition

 
En visitant le site Web incontournable du Professeur Norman Finkelstein, j’ai eu connaissance d’une nouvelle injustice. Cette fois-ci, le problème n’était pas d’ordre politique mais domestique. La victime n’était pas une nation [la Palestine] mais un individu, le Dr B. [Baldeo], un ancien étudiant et ami du Professeur Finkelstein.

Le Dr B. a perdu sa maison et toutes ses économies dans une procédure de divorce hargneuse intentée par son épouse après vingt-cinq ans de mariage. J’ai lu le dossier en détail. Quand je suis parvenue aux allégations de violences physiques, émotionnelles et financières, je me suis sentie vraiment mal à l’aise, car c’était tellement personnel, et la procédure de divorce était toujours en cours. Du fait de notre conscience collective accrue quant aux questions relatives aux droits des femmes, la présence de violence présumée dans le dossier constituait un drapeau rouge. D’après les articles parfois cryptiques concernant l’affaire, le Dr B. semblait avoir signé quelque chose et en était traumatisé. « Il faut que ça cesse », s’était-il exclamé. La conclusion facile était que traumatisé ou non, le Dr B., présumé coupable, avait probablement été lui-même l’artisan de ce drame. Tolérance zéro. Point final.

Cependant, deux choses ont attiré mon attention. Tout d’abord, le Professeur Finkelstein, qui, avec la rigueur proverbiale qui est la sienne, a suivi l’affaire durant des mois et a scruté toutes les pièces du dossier, a affirmé qu’il n’y avait aucune preuve des présumés « innombrables » épisodes de « violence indescriptible » qui auraient été infligés par le Dr B. à son épouse depuis 1991. Une affirmation très lourde. Deuxièmement, un jour, les avocats ont réclamé des honoraires de 50 000 dollars. Ils ont ensuite ajourné les discussions pour aller déjeuner, seulement pour revenir avec une facture de 80 000 dollars, soit 30 000 dollars pour une pause-déjeuner ! Quelque chose n’allait pas.

L’affaire s’est ensuite étendue au domaine de la justice pénale lorsque le Professeur Finkelstein a commencé à confronter les avocats. Il les a informés de son intention d’écrire un article exposant ce qui selon lui constituait un témoignage parjure sous serment. Ces avocats n’ont pas récusé le contenu factuel du projet d’article qu’il leur a envoyé, mais ils ont écrit aux avocats du Dr B. et non à ceux du Professeur Finkelstein, les informant que toute publication porterait atteinte personnellement et professionnellement au Dr B. Peu de temps après, le Professeur Finkelstein a été arrêté et emprisonné sans préavis et en pleine nuit, puis soumis à une ordonnance restrictive. À ce stade, l’inconfort et la confusion étaient aigus.

jeudi 12 octobre 2017

Des nouvelles alarmantes pour Norman Finkelstein

Par Norman Finkelstein




Le matin du 12 octobre 2017 [soit jeudi après-midi en France], je dois me présenter au tribunal de district du Comté de Nassau, sis au 99 Main Street, Hempstead, New York, 11550 (Tél : 1-516-493-4200). 

J’ai parlé à un bon avocat ce [mercredi] soir. Il m’a informé qu’il y a de fortes chances pour que je sois emprisonné une dizaine de jours. Je suis sceptique quant à ma capacité à supporter ces dix jours. Je suis trop âgé, trop fatigué, et l’environnement me sera trop étranger. 

Je ne sais pas si ces mafiosi [les avocats-vautours Michael Chetkof et Allyson Burger] veulent me punir, me faire taire ou – littéralement – me tuer. Il semblerait qu’ils aient été rendus fous par ma résistance défiante face à leur entreprise de destruction bien rodée [contre de pauvres individus comme mon ancien étudiant et ami le Dr. Rudolph Baldeo, immigré musulman ayant réussi et aujourdhui en proie à ces rapaces]. 

Comme cela apparaitra aveuglément évident à tous ceux qui ont mis les pieds dans notre système de justice pénale, il est conçu pour détruire la jeunesse afro-américaine. (Sur les 45 détenus de ma cellule, trois autres étaient blancs, peut-être trois étaient d’origine hispanique, et tous les autres étaient afro-américains). Je me suis retrouvé du mauvais côté de cette enclave d’Apartheid par hasard. J’ai moi aussi résisté, donc je dois être neutralisé. Il peut se faire qu’ils parviennent à me neutraliser physiquement. Je n’ai aucun contrôle sur cela. Mais tant quil me restera un souffle de vie, je ne céderai jamais.

Norman Finkelstein 


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Article précédent : Norman Finkelstein passé à tabac, emprisonné puis libéré sous caution

Norman Finkelstein et le Dr Baldeo face aux avocats-rapaces Michael Chetkof et Allyson Burger 

mercredi 11 octobre 2017

Norman Finkelstein passé à tabac, emprisonné puis libéré sous caution

 

Il semble que la propension de la justice américaine pour l'injustice ne connaisse pas de limites. La police de Long Island est venue au domicile de Norman la nuit dernière, l'a passé à tabac impitoyablement et l'a ensuite jeté dans une cellule de prison. Tout cela parce qu'il a osé s'opposer au duo de mafiosi Michael Chetkof et Allyson Burger. Tout cela parce qu'il ne supporte aucune injustice et qu'il n'est pas disposé à voir la vie d'un ami cher détruite sous ses yeux.

Soutenez la justice en répondant à l'Appel au secours de Norman Finkelstein et en signant sa pétition

Voir également la mise à jour du Professeur Finkelstein : Des nouvelles alarmantes pour Norman Finkelstein

 Norman Finkelstein et le Dr Baldeo face aux avocats-rapaces Michael Chetkof et Allyson Burger

mardi 10 octobre 2017

Farewell letter from the martyr Ernesto 'Che' Guevara to Fidel Castro

Address of Commandante Fidel Castro Ruz, Prime Minister of the Communist Party of Cuba and Prime Minister of the Government of the Republic of Cuba, to the Central Committee of the Communist Party of Cuba in Havana on October 3rd, 1965Published on the occasion of the fiftieth anniversary of Che's assassination for the CIA, on October 9th, 1967

Source : http://www.cuba.cu/gobierno/discursos/1965/esp/f031065e.html


Translation: http://walterlippmann.com/fidel-castro-speech-october-3-1965, http://sayed7asan.blogspot.com
  
The farewell letter of Commandante Ernesto Che Guevara was read by Fidel Castro on October 3rd, 1965 in Havana, in front of the Central Committee of the Cuban Communist Party and before the cameras. After his return from Africa in February 1965, the Che disappeared from the public scene without official explanation, causing questions in Cuba and especially abroad. The rumors evoked disputes between Fidel and the Che, and even a real purge. This letter, written by the hand of the Che, proves the unfounded character of these calumnies, which the reactionaries (and pseudo-revolutionaries) continue to propagate to this day in order to discredit Cuba.

Even before the beginning of the Cuban Revolution, Che, a convinced internationalist, had pledged himself alongside Fidel Castro on the condition of being free to pursue his revolutionary and anti-imperialist struggle under other heavens after the Victory in Cuba. His experiences in Congo and Bolivia were known only after his death, with the publication of his War Diaries by the Cuban government.


Support justice by answering Norman Finkelstein's call for help and signing his petition


Transcript:

[...] There is an absence in our central committee of one who possess all the merits and all the virtues in the highest degree to belong to it and who, however, is not along the members of the central committee. 

Lettre d'adieux du martyr Ernesto ‘Che’ Guevara à Fidel Castro

Adresse du Commandant Fidel Castro Ruz, Premier Secrétaire du Parti communiste de Cuba et Premier ministre du gouvernement révolutionnaire, face au Comité central du Parti communiste de Cuba à La Havane, le 3 octobre 1965

Traduite en français pour la première fois à l'occasion du cinquantenaire de l'assassinat du Che par la CIA, le 9 octobre 1967

 

La lettre dadieux du Commandant Ernesto Che Guevara a été lue par Fidel Castro le 3 octobre 1965 à La Havane, face aux Comité Central du Parti Communiste cubain et devant les caméras. Après son retour dAfrique en février 1965, le Che avait disparu de la scène publique sans explication officielle. A Cuba et surtout à létranger, des rumeurs faisaient notamment état de prétendues dissensions entre Fidel et le Che, voire dun assassinat à l'occasion d'une purge. Cette lettre écrite de la main du Che a prouvé le caractère infondé de ces calomnies, que les réactionnaires (et pseudo-révolutionnaires) continuent à propager jusquà ce jour pour discréditer Cuba.

Avant même le commencement de la Révolution cubaine, le Che, internationaliste convaincu, ne s
était engagé aux côtés de Fidel Castro quà la condition de rester libre de poursuivre son action révolutionnaire et anti-impérialiste sous d'autres cieux après la victoire face à Batista. Ses actions au Congo et en Bolivie nont été révélées quaprès sa mort avec la publication de ses Journaux de guerre par le gouvernement cubain. 

Soutenez la justice en répondant à l'Appel au secours de Norman Finkelstein et en signant sa pétition

 
Transcription :

[…] Il y a une absence dans notre Comité Central, (l’absence d’une personne) qui possède au plus haut degré tous les mérites et toutes les vertus nécessaires pour en faire partie, mais qui malgré cela n’est pas présent parmi les membres de notre Comité Central.

Autour de cette absence, l’ennemi a pu tisser mille conjectures; l’ennemi a essayé de duper et de semer l’ivraie et le doute, et patiemment, car il fallait attendre, nous avons attendu.

Et c’est ce qui différencie le révolutionnaire du contre-révolutionnaire, le révolutionnaire de l’impérialiste : nous les révolutionnaires, nous savons attendre, nous savons être patients, nous ne désespérons jamais, et les réactionnaires, les contre-révolutionnaires, les impérialistes, vivent dans le désespoir permanent, ils vivent dans l’angoisse perpétuelle, dans le mensonge perpétuel, de la manière la plus ridicule, la plus infantile.

Quand on lit ce que disent certains de ces fonctionnaires, certains de ces sénateurs Yankees, on se demande : ‘Mais comment est-il possible que cet homme ne soit pas dans une étable au lieu d’appartenir à ce qu’on appelle un Congrès ?’ (Applaudissements) Certains profèrent de véritables outrages. Et ils ont une habitude de mentir colossale et irrépressible, ils ne peuvent pas vivre sans mentir. Ils vivent dans la détresse.

Si le gouvernement révolutionnaire déclare quelque chose – c’est ce qu’il a toujours fait – comme il l'a fait pour la question que j’ai mentionnée au début de mon propos, ils y voient des choses horribles, effroyables, ils imaginent tout un plan derrière cela !

Quel ridicule ! Avec quelle peur ils vivent ! Et on se demande : le croient-ils vraiment ? Y croient-ils vraiment ? Est-ce qu’ils croient tout ce qu’ils disent ? Ou ont-ils besoin de croire tout ce qu’ils disent ? Ou ne peuvent-ils vivre sans croire tout ce qu’ils disent ? Ou disent-ils tout ce qu’ils ne croient pas ?

C’est difficile à dire, il faudrait poser la question à des médecins et à des psychologues. Qu’est-ce qu’ils ont dans la tête, quelle est donc cette angoisse qui les amène à voir partout une manœuvre, un plan effroyable, maléfique, terrible ? Et ils ne savent pas qu’il n’y a pas de meilleure tactique, pas de meilleure stratégie que de lutter avec des armes propres, de se battre avec la vérité, car ce sont les seules armes qui inspirent la confiance, ce sont les seules armes qui inspirent la foi, ce sont les seules armes qui inspirent la sécurité, la dignité, le moral. Et ce sont les armes avec lesquelles nous les révolutionnaires avons vaincu et écrasé nos ennemis.

Le mensonge. Qui a déjà entendu un mensonge dans la bouche d’un révolutionnaire ? [Jamais personne.] Parce que ce sont des armes qui ne profitent à aucun révolutionnaire, et aucun révolutionnaire authentique n’a jamais besoin de recourir à un mensonge ; ses armes sont la raison, la moralité, la vérité, la capacité de défendre une idée, une proposition, une prise de position.

Et en fin de compte, le spectacle moral offert par nos adversaires est vraiment lamentable. Ainsi, les augures, les interprètes, les spécialistes des questions cubaines et les machines électroniques ont travaillé sans cesse à démêler ce mystère. Est-ce qu’Ernesto Guevara a été victime d’une purge, est-ce qu’Ernesto Guevara est malade, est-ce qu’Ernesto Guevara a eu des divergences (avec Fidel), et autres insanités du même genre.

Naturellement, le peuple a confiance, le peuple a la foi. Mais les ennemis profitent de ces choses, surtout à l’étranger, pour calomnier : « Voyez donc ce régime communiste ténébreux et terrible, les hommes y disparaissent, ils ne laissent aucune trace, aucun vestige, aucune explication n’est fournie. » Alors que lorsqu’il le fallait, nous avons dit au peuple, quand les gens ont commencé à constater cette absence, que nous en parlerions au moment opportun, et que nous avions des raisons d’attendre (avant de dévoiler ce qu’il en était).

Nous évoluons dans un milieu cerné par les forces de l’impérialisme. Le monde ne vit pas dans des conditions normales : alors que les bombes criminelles des impérialistes yankees tombent sur un peuple comme celui du Vietnam, nous ne pouvons pas dire que nous vivons dans des conditions normales (Applaudissements) ; lorsque plus de 100 000 soldats yankees y débarquent pour essayer d’écraser le mouvement de libération national ; quand les soldats de l’impérialisme débarquent dans une République qui jouit légalement des mêmes droits que toutes les autres Républiques du monde, ce qui est le cas de Saint-Domingue, pour piétiner sa souveraineté (Applaudissements), le monde ne vit pas dans des conditions normales. Lorsque, autour de notre pays, les impérialistes forment des mercenaires et organisent des attaques terroristes de la manière la plus impunie, comme dans le cas de la Sierra Aránzazu ; lorsque les impérialistes menacent d’intervenir dans n’importe quel pays d’Amérique latine et du monde, on ne vit pas dans des conditions normales. Et lorsque nous nous sommes battus dans la clandestinité contre la tyrannie de Batista, nous les révolutionnaires ne vivions pas dans des conditions de normalité, et nous devions donc nous conformer aux règles (très strictes) de la lutte ; de la même manière, bien que le pouvoir révolutionnaire existe dans notre pays, en ce qui concerne les réalités du monde, nous ne vivons pas dans des conditions normales et nous devons respecter les règles de cette situation (qui nous imposent la prudence et le secret).

Et pour expliquer cela, nous allons lire une lettre manuscrite que j’ai ici entre les mains, et qui a été retranscrite par machine à écrire (pour m'en faciliter la lecture), du camarade Ernesto Guevara (Applaudissements), qui s’explique lui-même (sur les raisons de son absence). Je m’étais demandé si je devais retracer l’histoire de notre amitié et de notre fraternité, comment elle a commencé, dans quelles conditions et comment elle s’est développée. Mais ce n’est pas nécessaire. Je vais simplement lire la lettre. 

Elle dit : « La Havane... » 

La date n’a pas été inscrite, puisque cette lettre devait être lue au moment que nous jugerions le plus opportun, mais pour coller à la stricte réalité, elle m’a été remise le 1er avril de cette année, il y a exactement six mois et deux jours.

Voilà ce qu’elle dit :

« La Havane, année de l'Agriculture [1965].

Fidel,

Je me souviens en ce moment de beaucoup de choses : du jour où j’ai fait ta connaissance dans la maison de Maria Antonia, du moment où tu m’as proposé de venir avec vous [pour participer à la Révolution cubaine] et de toute la tension des préparatifs.

Un jour, on est venu nous demander qui devait être prévenu en cas de décès, et la possibilité réelle de ce fait (la mort) nous a tous saisis. Par la suite, nous avons su que c'était vrai, et que dans une Révolution, on triomphe ou on meurt – si elle est véritable. De nombreux camarades sont tombés sur le chemin menant à la victoire.

Aujourd’hui, tout a un ton moins dramatique, parce que nous sommes plus mûrs ; mais les faits se répètent. J’ai l’impression d’avoir accompli la part de mon devoir qui me liait à la Révolution cubaine sur son territoire, et je prends congé de toi, des compagnons, et de ton peuple qui est maintenant aussi le mien.

Je démissionne formellement de mes fonctions à la Direction du Parti et de mon poste de ministre, et je renonce à mon grade de Commandant et à ma nationalité cubaine. Rien de légal ne me lie plus aujourd’hui à Cuba, à l'exception des liens d’une autre nature qu’on ne peut briser, contrairement aux titres.

En passant ma vie en revue, je crois avoir travaillé avec suffisamment d’honnêteté et de dévouement à la consolidation du triomphe révolutionnaire. Ma seule faute de quelque gravité, c’est de ne pas avoir eu plus confiance en toi dès les premiers moments dans la Sierra Maestra et de ne pas avoir su discerner plus rapidement tes qualités de leader et de révolutionnaire. J’ai vécu des jours magnifiques et j’ai éprouvé à tes côtés la fierté d’appartenir à notre peuple en ces journées lumineuses et tristes de la Crise des Caraïbes. Rarement un chef d’Etat ne fut aussi brillant que tu le fus dans ces circonstances, et je me félicite aussi de t’avoir suivi sans hésiter, d’avoir adhéré pleinement à ta façon de penser, et d'avoir su voir et apprécier les dangers et les principes de la même façon que toi.

D’autres terres du monde réclament le concours de mes modestes efforts. Je peux faire ce qui t’est interdit par tes responsabilités à la tête de Cuba, et l’heure est venue de nous séparer.

Sache que je pars avec un mélange de joie et de douleur. Je laisse ici les plus pures de mes espérances de constructeur et les plus chers de tous les êtres que j’aime. Et je laisse un peuple qui m’a adopté comme un fils. Cela déchire toute une partie de mon âme. Sur les nouveaux champs de bataille, j'apporterai la foi que tu m’as inculquée, l’esprit révolutionnaire de mon peuple, le sentiment d’accomplir le plus sacré des devoirs : lutter contre l’impérialisme où qu’il se trouve. Cela réconforte et guérit avantageusement les blessures les plus profondes.

Je répète une fois encore que je délivre Cuba de toute responsabilité, sauf de celle qui émane de son exemple. Si un jour, sous d’autres cieux, survient pour moi l’heure fatidique (du martyre), ma dernière pensée sera pour ce peuple et plus particulièrement pour toi. Je te remercie pour tes enseignements et ton exemple envers lesquels j’essaierai de rester fidèle jusqu’à l'ultime conséquence de mes actes. J’ai toujours été en accord total avec la politique extérieure de notre Révolution et je le suis encore. Partout où je me trouverai, je sentirai toujours peser sur moi la responsabilité d’être un révolutionnaire cubain, et je me comporterai comme tel. Je ne laisse aucun bien matériel à mes enfants et à ma femme, et cela ne me chagrine pas. Je suis heureux qu’il en soit ainsi. Je ne demande rien pour eux, car je sais que l’Etat leur donnera ce qu’il faut pour assurer leur subsistance et leur instruction.

J’aurais encore beaucoup à dire, à toi et à notre peuple, mais je sens que c’est inutile, car les mots ne peuvent exprimer ce que je voudrais dire, et ce n’est pas la peine de noircir davantage de papier.

Jusqu’à la victoire, toujours.

La Patrie ou la Mort !

Je t’embrasse avec toute ma ferveur révolutionnaire.

(Signé :) Che. »

lundi 9 octobre 2017

Immortal words of the martyr Ernesto 'Che' Guevara

Excerpts from two speeches of the Commandante Ernesto Che Guevara, translated on the occasion of the fiftieth anniversary of his assassination by the CIA, on October 9, 1967

Full speeches (in Spanish): https://360letras.wordpress.com/2015/12/07/385/

Translation and subtitles: http://sayed7asan.blogspot.fr



Transcript:

Speech in Santiago de Cuba on November 30th, 1964, on the occasion of the 8th anniversary of the uprising of the city led by Frank País

[...] Our victorious struggle had two consequences: the awakening of the peoples of America, who saw that one could undertake a Revolution (and triumph), could experience how a revolution could be made, find that all channels (to the popular uprising) were not closed and see that it was not necessary to constantly receive the blows of the exploiters, and that this path towards emancipation was not as long and arduous as could imagine or think some party leaders who fight hard against the oligarchies and against imperialism in every country.

At the same time, we have opened the eyes of imperialism. Imperialism has also started preparing to drown in blood the new Cubas that may emerge. And before he died, Kennedy had already said they would not admit new Cubas in the continent. And this was repeated by his successors, who are wolves from the same litter, so we should not think that they could have a different philosophy. Not only did they reiterate [Kennedy's words], they also demonstrated their intention to carry out this action, to accomplish it not only in America, but in all countries of the world in which the struggle was created, where the revolutionary struggle developed.

They tried to kill Algeria, but Algeria won its freedom. Today, they try to liquidate the people of Vietnam, but the people of Vietnam is stronger than them, and Vietnamese people continue day after day to record new victories over imperialism, forcing him to pay with the blood of [US] soldiers, and paying himself a tribute [of martyrs] to the huge amount of casualties caused by imperialism against the people of South Vietnam. And the struggle continues and will continue until victory. This revolution began even before ours in North Vietnam, and was consolidated before we could arrive triumphantly in Havana. But you have to keep fighting. 

Paroles immortelles du martyr Ernesto ‘Che’ Guevara

Extraits de deux discours du Commandant Ernesto Che Guevara, traduits en français pour la première fois à l'occasion du cinquantenaire de son assassinat par la CIA, le 9 octobre 1967

Discours complets (en espagnol) :  https://360letras.wordpress.com/2015/12/07/385/

Traduction et sous-titres : http://sayed7asan.blogspot.fr

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Transcription : 

Discours à Santiago de Cuba, le 30 novembre 1964, à l'occasion du 8e anniversaire du soulèvement de la ville mené par Frank País 

[...] Notre lutte victorieuse a entraîné deux conséquences : le réveil des peuples d'Amérique, qui ont vu qu'on pouvait faire la Révolution (et triompher), qui ont pu éprouver comment une révolution pouvait être faite, constater que toutes les voies (vers le soulèvement populaire) n'étaient pas fermées et voir qu'il n'était pas indispensable de constamment [recevoir les coups des exploiteurs], et que ce chemin vers l'émancipation n'était pas aussi long et ardu que pouvaient l'imaginer ou le penser certains chefs de parti qui luttent avec acharnement contre les oligarchies et contre l'impérialisme dans chaque pays.

Et en même temps, nous avons ouvert les yeux de l'impérialisme. L'impérialisme a aussi commencé à se préparer à noyer dans le sang les nouvelles Cubas qui pourraient voir le jour. Et avant de mourir, Kennedy avait déjà dit qu'ils n'admettraient pas de nouvelles Cubas dans le continent. Cela a été réitéré par ses successeurs, qui sont des loups de la même litière, donc il ne faudrait pas penser qu'ils pourraient avoir une philosophie différente. Mais en plus de le réitérer, ils ont démontré leur intention de mener à bien cette action, et de l'accomplir non seulement en Amérique, mais dans tous les pays du monde dans lesquels la lutte a été créée, où la lutte révolutionnaire s'est développée.

Ils ont essayé de massacrer l'Algérie, mais l'Algérie s'est libérée. Ils essaient de liquider aujourd'hui le peuple du Vietnam, mais le peuple du Vietnam est plus fort qu'eux, et le peuple du Vietnam continue jour après jour d'enregistrer de nouvelles victoires sur l'impérialisme, le forçant à payer par le sang des soldats [américains], et versant lui-même un tribut [de martyrs] pour l'immense quantité de victimes causées par l'impérialisme contre le peuple du Vietnam du Sud. Et la lutte continue et continuera jusqu'à la victoire. Cette révolution a commencé avant même la nôtre dans le Nord du Vietnam, et s'est consolidée avant que nous puissions arriver triomphalement à La Havane. Mais vous devez continuer à vous battre. 

Le Laos se trouve dans les mêmes conditions. Et en Afrique, il y a plusieurs peuples qui ont pris cette voie (révolutionnaire). Avec plus ou moins de succès, mais ils ont pris cette voie. Et la Guinée portugaise triomphe dans ses luttes.

Mais aujourd'hui, le souvenir plus présent, plus poignant que tout autre est certainement celui du Congo et de Lumumba. Aujourd'hui, dans ce Congo si éloigné de nous et pourtant tellement présent, il y a une histoire que nous devons connaître et une expérience qui doit nous être utile. L'autre jour, les parachutistes belges ont pris d'assaut la ville de Stanleyville. Ils ont massacré un grand nombre de citoyens et, en dernier lieu, après les avoir regroupés et assassinés sous la statue du professeur Lumumba, ils ont volé la statue de l'ancien président du Congo.

Cela nous révèle deux choses : premièrement, la bestialité de l'impérialisme. Une bestialité qui n'a pas de frontières déterminées ni n'appartient à un pays particulier. Les hordes hitlériennes étaient bestiales, tout comme les Nord-Américains aujourd'hui, tout comme les parachutistes belges, tout comme les impérialistes français en Algérie. Car c'est la nature même de l'impérialisme que de rabaisser les hommes à leurs pulsions les plus sauvages, de les transformer en bêtes féroces assoiffées de sang, disposées à égorger, à assassiner, à détruire jusqu'à la dernière image d'un révolutionnaire, d'un partisan d'un régime qui est tombé sous leur botte, ou qui se bat pour sa liberté.

Et cette statue à la mémoire de Lumumba, détruite aujourd'hui, mais qui sera reconstruite demain, nous rappelle aussi l'histoire tragique de ce martyr de la révolution du monde, et le fait qu'on ne peut jamais se fier à l'impérialisme, pas même pour la moindre des choses, rien de rien. Sous la bannière des Nations Unies au Congo, Lumumba a été assassiné. Et ce sont ces Nations Unies que les Américains prétendent faire inspecter notre territoire ! Ces mêmes Nations Unies ! [...]

Et nous avons la satisfaction toujours croissante de voir que le nom de Cuba parcourt les champs d'Amérique et traverse aussi les champs d'autres pays du monde qui luttent pour leur liberté, signifiant toujours la même chose : l'image de ce qui peut être réalisé grâce à la lutte révolutionnaire, l'espoir d'un monde meilleur, l'idéal pour lequel il vaut la peine de risquer sa vie, de se sacrifier jusqu'à la mort sur les champs de bataille de tous les continents du monde. [...]

Discours à l'ONU, le 11 décembre 1964

[...] Maintenant, oui, l'histoire devra compter avec les pauvres d'Amérique, avec les exploités et les humiliés d'Amérique Latine, qui ont décidé de commencer à écrire eux-mêmes, pour toujours, leur histoire. 

Et cette vague de ressentiment indigné, de justice réclamée et de droits piétinés qui commence à se lever parmi les terres de l'Amérique latine, cette vague ne s'arrêtera plus. Cette vague augmentera avec chaque jour qui passe. Parce que cette vague est formée par les masses, qui constituent la majorité dans tous les aspects : ceux qui accumulent par leur travail les richesses, créent les valeurs, font tourner les roues de l'histoire et se réveillent maintenant du long rêve abrutissant qui leur a été imposé.

Parce que cette grande humanité s'est écriée « Assez ! » et a commencé à marcher. Et sa marche de géants ne s'arrêtera pas avant de conquérir la véritable indépendance, pour laquelle ils ont déjà sacrifié beaucoup de martyrs, plus d'une fois, en vain. 

Maintenant, en tout cas, ceux qui meurent, mourront comme ceux de Cuba, ceux de Playa Giron : ils mourront pour leur unique, véritable et inaliénable indépendance. [...]

samedi 7 octobre 2017

Michael Chetkof et Allyson Burger : LE JOUR DU JUGEMENT APPROCHE (Par Norman Finkelstein)

COMITÉ INTERNATIONAL POUR FAIRE RADIER MICHAEL CHETKOF ET ALLYSON BURGER DU BARREAU : MISE À JOUR n° 2 (6 OCTOBRE 2017)



 
I. Le Dr Rudolph Baldeo a comparu devant la Cour le mercredi 4 octobre 2017. Il avait été accusé d’Outrage au Tribunal par les outrageux Michael Chetkof et Allyson Burger. Le juge, Son Honneur Stacy D. Bennett, a été éminemment juste et compatissante. En effet, elle a manifesté en audience publique une sollicitude remarquable pour la situation critique du Dr Baldeo. Si le juge Bennett continue de faire respecter les principes de Vérité et de Justice face aux tactiques de pitbull de Chetkof et Burger, une résolution raisonnable de l’affaire pourrait être à portée de main.

*****

II. Je dois comparaître devant la Cour le mardi 10 octobre 2017 au sujet de l’incident du 6 septembre 2017. Un membre du Haut-commissariat des Nations Unies aux droits de l’homme est intervenu de manière inattendue dans mon affaire. Il a exprimé sa préoccupation à propos de mon « arrestation arbitraire » apparente. On m’a demandé de décrire ce qui s’est passé. Voici mon compte rendu des faits (quelques points ont été omis afin de protéger les innocents):

1. J’ai été arrêté le 6 septembre 2017.

2. Deux agents de police ont fait irruption dans mon appartement à 23h30.

3. [Omis]

4. [Omis]

5. Les policiers ont exigé que je m’asseye sur une table basse frêle et branlante aussi haute que ma rotule située dans mon hall d’entrée. Ils ne m’ont pas laissé m’asseoir sur une chaise.

6. J’ai été menotté alors que je quittais mon immeuble, afin de m’humilier devant mes voisins.

7. J’ai été transporté dans un commissariat de police située à une heure de l’endroit où j’habite. Tout au long du voyage, j’ai été menotté et j’ai souffert d’une douleur agonisante. (J’ai 64 ans.)

8. Au commissariat de police, j’ai été menotté à un poteau pendant cinq heures pendant que le policier remplissait un formulaire d’une seule page.

9. J’ai ensuite été jeté dans une cellule surpeuplée et j’ai dû dormir sur un sol en pierre. J’ai demandé une couverture parce que je grelottais de froid mais on m’a opposé un refus.

10. J’ai été traduit devant un juge à 11h du matin.

11. J’ai écopé d’une ordonnance de protection qui m’interdisait d’avoir tout contact pendant un an avec les deux avocats adverses, Michael Chetkof et Allyson Burger.

12. La police a allégué que je harcelais Chetkof et Burger en leur envoyant constamment des courriers électroniques.

13. L’allégation est un mensonge éhonté. Tous les courriels que j’ai envoyés à Chetkof et Burger ainsi qu’à leurs collègues avaient pour en-tête :

Michael Chetkof et Allyson Burger : le duo draculéen de sangsues frappe encore



 
Commentaire de Norman Finkelstein : Lors de sa dernière comparution devant la Cour le 8 septembre 2017, le Dr Baldeo a demandé le droit de lire une déclaration. Cependant, il n’a pas pu le faire, car les avocats Michael Chetkof et Allyson Burger s’y sont opposés. Une version abrégée de la longue déclaration du Dr Baldeo est reproduite ci-dessous.  

Par ailleurs, j’ai alerté tous les avocats matrimoniaux de la région de New York-Long Island quant aux procédés insidieux du duo de sangsues draculéen qu’est Chetkof et Burger. Quelques avocats m’ont répondu. Aucun ne parle élogieusement de Chetkof. Voici une correspondance typique avec l’un des confrères de Chetkof :


Avocat : Je connais bien M. Chetkof, mais je ne dirai rien de négatif à son sujet.

Moi : Je prends note que vous ne dites pas de bien de lui non plus.

Avocat : Quant à dire quoi que ce soit, je me fais un devoir de ne rien dire si je ne peux pas dire quelque chose de positif. J’en ai dit assez.

C’est bien assez explicite, en effet !

JE VOUS DEMANDE DE SIGNER CETTE PETITION EN SOUTIEN A MA PLAINTE CONTRE CHETKOF ET BURGER :
 
Norman Finkelstein



***



Déclaration du Dr Rudolph Baldeo :

Votre Honneur, Madame le juge Stacy D. Bennett,

Je souhaite faire une déclaration à la Cour.

Depuis le début de ces procédures de divorce, j’ai recherché un règlement juste et équitable.

J’ai d’abord prié Azimoon Baldeo de se joindre à moi auprès d’un conseiller conjugal afin de sauver notre mariage, pour nous et surtout pour nos très beaux, intelligents et talentueux trois enfants. Mais Azimoon a refusé que nous faisions appel à des conseillers matrimoniaux, et j’ai dû me résoudre à l’inévitable : nous allions divorcer.

Une fois que le point de non-retour a été atteint dans notre mariage, j’ai voulu être juste. Quelle que soit l’animosité qui puisse exister entre Azimoon et moi-même, elle est toujours la Mère de nos enfants, et je ne lui souhaiterai donc jamais aucun mal. J’ai dit à Azimoon que je voulais diviser nos biens matrimoniaux en deux parties égales, 50-50, à l’exclusion des deux propriétés de Queens qui appartiennent à ma sœur et à ma nièce. Je regrette d’informer la Cour qu’Allyson Burger n’a cessé de désinformer la Cour et de l’induire en erreur en affirmant que j’avais convoité tous les biens matrimoniaux pour moi-même.  

J’ai ensuite proposé à Azimoon d’affecter une partie de nos économies à l’éducation de nos enfants. J’ai enchainé les semaines de travail de 80 heures pour assurer l’avenir de nos enfants, de sorte qu’ils n’aient pas à souffrir les difficultés qu’Azimoon et moi avons connues en grandissant, et les difficultés que j’ai traversées pour devenir médecin. Mais Azimoon a également rejeté cette proposition.

À ce stade, je suis devenu récipiendaire d’une avalanche de documents de la Cour adressés par Allyson Burger dans lequel elle a allégué que j’avais infligé « d’innombrables » actes de « violence indescriptible » à Azimoon pendant un quart de siècle. Elle prétendait avoir des preuves « documentées » pour étayer cette affirmation sensationnelle. Mais Burger n’a jamais présenté à la Cour le moindre dossier de police, dossier médical, dossier de conseil ou témoignage. Elle était incapable de présenter des preuves « documentées » parce que les « innombrables » actes de « violence indescriptible » ne se sont jamais produits. Je regrette d’informer la Cour qu’à ce sujet, Allyson Burger a encore désinformé et trompé la Cour à maintes reprises.

Malheureusement, les honoraires des avocats s’accumulaient (comme on me le rappelait constamment), et tout le monde autour de moi a commencé à exprimer de l’impatience. Je n’ai donc jamais eu ma journée à la Cour. Non seulement je n’ai pas pu témoigner, mais nous n’avons même pas pu procéder à un contre-interrogatoire du premier témoin – ou de quiconque.

À la fin, j’ai été contraint de signer la Stipulation sous une contrainte extrême avant même d’avoir eu l’occasion de la lire.

Comme je l’ai déclaré dans mon témoignage à la Cour sous serment le 24 août 2017 :

Une copie de la Stipulation de 100 pages établie par Burger et Chetkof m’a été remise à 14h00 pendant la suspension de l’audience. J’étais moi-même directement venu au palais de justice ce matin-là après avoir passé une longue nuit dans une salle d’urgence bondée. Pourtant, j’ai plaidé auprès de mes avocats afin que nous parcourions la Stipulation avant que je la signe.

Nous avons commencé à lire la Stipulation ligne par ligne. Lorsque nous sommes arrivés à la page 16, j’ai remarqué que l’un des chiffres clés de la Stipulation était significativement faux. Il était allégué que j’avais 300 000 $ dans mon compte bancaire Chase alors que je me souvenais clairement que le compte contenait 250 000 $. J’ai été pressé de contacter cette banque à l’instant même. Il a fallu une demi-heure au téléphone pour confirmer que j’avais raison.

Malheureusement, Burger et Chetkof ont refusé de corriger cette grave distorsion dans la Stipulation. Ils ont commencé à s’exprimer comme si nous étions dans un bazar du Moyen-Orient, en m’offrant un petit « crédit » ici et un petit « crédit » là. En effet, j’ai accepté de signer la Stipulation lorsque Chetkof a fixé ses nouveaux honoraires d’avocat à 50 000 $, mais après le déjeuner une heure plus tard, il a demandé 80 000 $ en frais d’avocats supplémentaires. Il n’a présenté aucune facture, aucun détail des diligences effectuées. Il a tout simplement sorti ce chiffre de son chapeau de sorcier. Je suis un médecin urgentiste. Lorsque nous facturons les clients, l’hôpital doit détailler les prestations au centime près.

La vérité vraie est que nous n’avons pas pu aller plus loin que la page 16 dans notre lecture de la Stipulation avant qu’une pression insupportable ne soit exercée sur moi pour « signer, signer, signer ». J’ai ressenti que je n’avais aucun autre choix, sinon celui d’obtempérer, bien qu’au fond de moi je sente bien que j’avais tort de céder.

Je ne demande pas à la Cour de rouvrir l’ensemble de l’affaire. Le divorce a été accordé. Je me suis réconcilié avec réticence avec ce verdict. Je demande simplement à la Cour d’être juste et équitable.

J’ai été pris au piège de l’allégation selon laquelle j’aurais commis « d’innombrables » actes de « violence indescriptible » contre ma femme. J’ai ensuite été soumis à un odieux chantage avec la terrible perspective de perdre ma licence médicale et d’aller en prison. Puis, le 10 août 2017, six jours seulement après la signature de la Stipulation, Chetkof a menacé d’ « ouvrir la boîte de Pandore » et de me détruire « personnellement et professionnellement » si je n’empêchais pas le professeur Norman G. Finkelstein d’écrire un article dans une publication majeure documentant ce qui m’avait été infligé. Mais je ne peux pas contrôler le professeur Finkelstein. Il est son propre maitre. Il publiera l’article quoi que je puisse dire s’il croit qu’une injustice a été commise. C’est sa nature et son tempérament. Devrais-je être détruit à cause des actions de quelqu’un d’autre ?

Ce jugement de divorce était-il juste ?

Était-il juste?

Est-ce que le droit l’a emporté ?

Est-ce que c’est ça, l’Amérique?

J’en appelle instamment à la Cour pour qu’elle fasse usage de sa sagesse et de son jugement pour corriger les torts qui m’ont été infligés et procéder à un règlement juste et équitable.

                                                                        Avec respect,

                                                                        Dr. Rudolph Baldeo

Norman Finkelstein et le Dr Baldeo face aux avocats-rapaces Michael Chetkof et Allyson Burger